spasmophilie

La spasmophilie, très peu de gens connaissent cette maladie.

Est-ce grave ? Peut-on en guérir ?

Non et oui.

Après avoir lu cet article,
vous saurez définir la spasmophilie,
reconnaître les erreurs qui vous empêchent de guérir,
comment en parler à vos proches,
et comment la traiter.

 

 

1. Définition

 

Être spasmophile, c’est avoir des spasmes,
c’est à dire avoir les muscles qui se contractent involontairement.

Il y a plusieurs niveaux de spasmophilie :

  • Ça peut être de simples fourmillements
  • Des fourmillements généralisés
  • À l’extrême, une crise de spasmophilie intense empêche presque de marcher.
    Elle entraîne aussi des vertiges et une grande fatigue.

 

Ces crises très impressionnantes sont souvent accompagnées d’hyperventilation et d’une sensation de mort imminente. On parle aussi de crise de tétanie ou de crise d’angoisse.

10 millions de français seraient concernés. Cette maladie n’est pas reconnue.
Elle fait partie d’un ensemble de symptômes liés à un état anxieux mais pas seulement.

 

Faire une crise de spasmophilie créer tout de suite un cercle vicieux :

Crise de spasmophilie -> respiration troublée -> déséquilibre oxygène / gaz carbonique
-> les muscles se raidissent -> respiration troublée

 

Voyons les symptômes plus en détails.

 

 

2. Une centaine de symptômes

spasmophile

Les symptômes de la spasmophilie sont liés à ceux de l’anxiété. Après avoir fait ses premières crises, un spasmophile peut devenir hypocondriaque ou agoraphobe à cause de la peur engendrée.

Un peu comme si votre maladie faisait des petits à la manière d’un Alien auto-reproducteur !

Un spasmophile est capable de décrire une centaine de symptômes, par exemple :

  • une boule dans la gorge
  • des vertiges, comme en état d’ébriété
  • les muscles raides, douloureux
  • des difficultés à respirer
  • crises d’angoisse
  • maux de tête
  • problèmes digestifs variés (inflammations d’estomac constantes, ballonnements, aérophagie, ventre gonflé…)
  • malaises
  • tachycardie, palpitations, sentir son cœur qui s’arrête et qui repart
  • une grande fatigue, insomnies

Et tout ces symptômes ne vous lâchent pas, vous n’avez pas un moment de répit, pas un moment dans la journée ou vous pouvez dire « Je me sens bien ! ».
C’est comme si vous aviez 12 cancers et 3 crises cardiaques par jour.

Vous êtes constamment baigné dans la douleur et la peur. Dans ces conditions, vous imaginez facilement à quel point cette maladie est handicapante au quotidien et qu’il est impossible de profiter de la vie.

 

Il est possible de se débarrasser de cette maladie, mais il y a des erreurs à ne pas faire !

 

 

3. Les erreurs à éviter

 

Vous avez peut-être déjà eu envie de vous cacher des autres quand une crise arrive?

1ère erreur.

Il n’y a pas de honte à être spasmophile. On ne choisi pas d’être malade, et il est important d’en parler comme nous allons le voir plus loin.

 

Si des gens vous disent « Mais vous n’avez rien, c’est dans votre tête ! » alors que vous venez de faire une crise violente, ne croyez pas que vous êtes fou.

C’est la 2ème erreur.

Il arrive que même des médecins ne comprennent pas votre problème.
En effet, après une crise de spasmophilie, tout le métabolisme redevient normal.
Donc les examens médicaux ne détecteront aucun dysfonctionnement de votre corps.

 

Question, si tout à coup une personne tombe et commence à faire de grands mouvements,
fait-elle une crise de spasmophilie ou d’épilepsie ?

La 3ème erreur est de confondre les deux.

Pour être sûr qu’il s’agisse d’une crise de spasmophilie, il faut parler avec la personne.
Les épileptiques perdent connaissance en cas de crise et ne vous répondront pas.

erreurs

La 4ème et dernière erreur est sans aucun doute la plus fatale !

Avez-vous déjà pensé que finalement vous vous sentez « bien » avec vos problèmes ?

Votre spasmophilie vous accompagne dans votre vie depuis longtemps et vous la connaissez comme un fidèle compagnon. Elle fait partie de vous et vous n’envisagez même plus la vie sans elle.

CARTON ROUGE !!!
Absolument, Tout – Le – Monde peut se remettre de la spasmophilie due à l’anxiété !
Et le Seul Moyen de ne pas y arriver c’est de renoncer à se battre et d’abandonner tout espoir.
Pour ne pas tomber dans ce piège, éviter d’écouter les gens qui ont cette mentalité. Ils peuvent vous contaminer avec cette idée destructrice !

 

Passons à un autre sujet important.

 

 

4. Faut-il en parler aux autres ?

 

La réponse est un grand OUI !
La spasmophilie est une maladie peu connue et mal-comprise. Plus les gens seront renseignés, mieux les malades seront soutenus.
Certains vous avoueront même avoir été spasmophiles sans le savoir.

Donc parlez-en autour de vous.
Vos proches vous comprendront mieux, et sauront quoi faire en cas de crise.

 

Pour les proches des personnes spasmophiles :

Tout d’abord, évitez de leur faire des remarques naïves. Un spasmophile ne contrôle rien.
Les crises peuvent se déclencher de façon aléatoires, devant la télévision, en plein sommeil…

Il n’y a rien de plus pénible qu’une nième personne qui lui demande niaisement :
« Mais pourquoi tu fais une crise ?? »
ou qui remarque : « Le problème est dans ta tête ! »

Je me répète mais les spasmophiles ne contrôlent rien ! Et ils savent très bien que le problème est dans leur tête !

N’imaginez pas qu’ils font des caprices et ne vous agacez pas d’un spasmophile.
Si ils pouvaient stopper leurs problèmes, croyez-moi qu’ils le feraient.

En évitant ces comportements, vous épargnerez déjà du stress au malade.

 

Si vous êtes confronté à une personne faisant une crise :

  • Sortez-la de l’environnement stressant. Si la crise se déclenche dans un endroit public bondé, emmenez-la dans un lieu plus calme.
  • Rassurez-la, on ne meurt pas de la spasmophilie même si les crises sont impressionnantes.
  • Surtout ne la jugez pas. Prenez la maladie au sérieux et soutenez cette personne.

 

Voyons maintenant les solutions face à cette maladie.

 

 

5. Quels sont les traitements ?

remèdes

Traiter l’anxiété

Dans la majorité des cas, les symptômes sont liés à une forte anxiété.
Et c’est elle qu’il faut soigner pour guérir.

Mais il arrive que la spasmophilie soit due à des problèmes sanguins ou à des problèmes de thyroïde.
Dans tous les cas, consultez un médecin et faite des analyses de sang pour être sûr.

 

Prendre du magnésium

Chez les spasmophiles, on remarque toujours une carence en magnésium.
Se supplémenter en magnésium va diminuer l’hypersensibilité et les symptômes liés aux muscles.

 

Les autres carences

Elles sont dues à notre mode vie stressant, à la pollution ou à une alimentation pauvre en nutriments et contenant des pesticides.

L’idéal est bien sûr d’améliorer son mode de vie et son alimentation pour ne plus avoir de carence.
Si vous êtes spasmophile, prendre de la vitamine D (sur prescription médicale), du calcium (pour détendre les muscles), du fer et du zinc vous fera du bien.

 

La ténacité

Et surtout, si vous êtes spasmophile, soyez convaincus que vous êtes capable de vous débarrasser de cette maladie.
Ce ne sera pas facile, mais commencez cette semaine à prendre conscience de votre anxiété et essayez le magnésium.
Vous verrez des progrès rapidement.

Pensez positif ! Et n’arrêtez pas de vous battre, vous allez gagner !

Bon courage !