fleurs fanées mort

La simple évocation de la mort vous paralyse de la tête aux pied et fait couler des sueurs froides le long de votre dos ?

Je ne vais pas vous dire que j’ai trouvé le secret pour devenir immortel,
mais il est possible d’accepter cette idée et de continuer à vivre. Et même de devenir plus épanoui et heureux.

Dans cette article, nous verrons comment cette peur se manifeste. D’où vient-elle, ce qu’il ne faut pas faire et comment l’accepter.

Bonne lecture.

Comment la peur de la mort se manifeste ?

Aussi appelée thanatophobie, la peur de la mort est normale chez les humains. C’est un instinct de survie.
Mais il pose problème quand il devient pathologique.
Voyons les symptômes des thanatophobes :

  • Etat d’inquiétude constant

Même si leur existence est plutôt heureuse, une famille aimante, pas de problème financiers ni médicaux, les sujets ne peuvent s’empêcher de s’inquiéter qu’un événement les arrache à leur confort.

  • Cette inquiétude peut se traduire par de l’hypocondrie et des crises d’angoisses.

Ils vont se mettre à surveiller à l’excès tout ce qui peut provoquer ou témoigner d’une maladie.
Ces excès de prudence les amènent implacablement vers une vie sans risque et sans saveur.
Les enfants en particulier sont capable de faire des angoisses nocturnes et des insomnies à l’idée de la mort chaque nuit pendant des années.

  • Le thanatophobe n’arrive plus à se projeter dans l’avenir.

Il est paralysé par ses angoisses de ne pas pouvoir contrôler les choses. Il est obsédé par le risque de mort subite et par ce qui se passe après la mort.

Ces inquiétudes démesurées peuvent gâcher toute une vie. Mais d’où vient cette obsession ?

personne agée

Pourquoi a-t-on peur ? Les causes

La peur de sa propre mort chez les adultes et adolescents

Les personnes âgées disent : « La peur de mourir est propre à la jeunesse. »
En effet, quand on est adolescent, qu’on n’a pas encore connu l’amour ni la joie de quitter la maison familiale et de parcourir le monde, l’idée de la mort est insoutenable.

Une personne de 90 ans qui a réalisé ses rêves les plus fous, entourée d’une demi-douzaine de petits enfants adorables apparaît plus sereine face au dernier sommeil.

La peur de la mort est donc liée aux regrets qu’on aurait à quitter cette vie.
Ne pas faire les choix de vie qui nous correspondent nous éloigne de nos rêves et nous fait donc craindre la mort.
Dans ce cas la peur de la mort vient d’une peur de… vivre !
Si vous deviez mourir dans les 3 mois, comment changeriez-vous votre quotidien ?

Une infirmière a recensé dans un livre les regrets les plus communs des personnes en fin de vie.
Sans entrer dans les détails, voici un rappel de ce qu’il faut éviter d’après elles:

  • Ne pas avoir assez dit ses sentiments aux personnes qui nous sont chères.
  • Avoir passé trop de temps à travailler et ne pas avoir vu ses enfants grandir.
  • Ne pas être resté en contact avec ses vieux amis.
  • Ne pas s’être autorisé à être plus heureux.

La peur de la mort de ses proches

L’idée de perdre ses parents peut terroriser les enfants, parfois pour des années.
Elle peut naître d’elle même ou être provoquée quand l’enfant est confronté à la violence des faits divers ou de films.
D’où l’importance de les préserver de cette violence.

Chez les adultes, la peur de perdre un proche peut venir d’une culpabilité. Quand on a agit injustement ou qu’on s’est énervé pour quelque chose qui n’en vaut pas la peine.
Une culpabilité corrosive peut alors s’installer. Et si cette personne venait à mourir, ce sentiment survivrait à tout jamais…

Connaissez-vous le comportement qui nous menotte pour toujours à la peur de la mort ?

jeune fille livre

Une erreur à ne pas faire

Retour à la vie étudiante. Je me revois dans mes dernières années d’école entre les cours pas toujours palpitants et les soirées qui n’en finissent pas.
Et il y avait cette fille d’une autre classe que je croisait à la cantine. Elle me plaisait beaucoup, et malgré ça je ne lui ai jamais parlé.
Inconsciemment je me disais « Je ne mérite pas d’être aussi heureux. »

Là où je veut en venir c’est que nous avons tendance à nous rendre le bonheur plus difficile qu’il ne l’est !
Comme si chaque moment de plaisir devrait être payé en souffrance plus tard. Ou bien qu’être trop heureux, c’est mal !?
Alors pour se protéger de cette souffrance, nous évitons nous même d’être trop heureux. Ce qui est totalement absurde.

Conséquence de cela, nous ne profitons pas assez de la vie et si la mort devait arriver plus tôt que prévu nous aurions des regrets.

Voyons maintenant comment relativiser cette peur obsessionnelle.

arbrisseau

Comment vaincre la peur de la mort

Avoir peur de la mort c’est avoir peur de partir avec un sentiment d’inachevé.
Pour éviter cela il faut réussir à être en accord avec soi même et avec les autres.

Les personnes âgées disent que préparer sont « départ » pour ne pas laisser trop de travail aux enfants apaise.
Ils sont en accord avec leurs enfants. De même, réconciliez-vous avec les personnes qui comptent pour vous. Même pour une dispute insignifiante en apparence.

Être en accord avec soi-même

a un lien avec le lâcher prise et la confiance en soi.
Il faut lâcher prise sur ce qu’on ne peut pas contrôler et concentrer nos efforts sur ce qui est contrôlable.
On ne peut rien faire contre notre mortalité, tout effort est vain. En revanche nous pouvons améliorer nos vies, même si la durée est limitée.

La confiance en soi

est la force qui nous permet d’assumer nos choix jusqu’à atteindre nos buts.
L’absence de confiance en soi implique des regrets.

Votre lieu de vie ne vous convient pas ? Déménagez !
Vos proches vous ennuient et vous tirent vers le bas ? Changez vos fréquentations.
Ayez le courage de dire non à ce qui ne vous convient pas. Que ce soit pour un travail, ou bien un mariage qui ne vous rendra pas heureux.
Ayez le courage de vous battre pour ce que vous désirez vraiment.

Quel sens voulez-vous donner à votre vie ? Quelles sont vos valeurs ?
Pour quoi avez-vous envie de vous lever chaque matin ?

Lorsqu’on a un but dans la vie, la peur de la mort devient saine. Elle devient une motivation pour avancer et n’est plus une chose qui gâche la vie.

Et enfin, je voudrais conclure cet article par une réflexion sur la naissance.
Qu’y avait-il avant notre naissance ?
Absolument rien, le néant. Et depuis que nous sommes venus au monde, nous éprouvons chaque jour, à chaque instant, des émotions fabuleuses. Le vent frais qui souffle sur notre peau, le bonheur de retrouver les gens qu’on aime…
De ce point de vue, la naissance est un miracle. La mort, un retour à la normale.